L’étude du Cerema porte sur les mobilités touristiques au sein de la Communauté de communes de la Haute-Bigorre (CCHB) et vise à concilier préservation des sites, hausse prévisible des flux et réduction de l’usage de la voiture individuelle. La CCHB bénéficie d’une forte attractivité grâce à la diversité de ses atouts. Sa fréquentation touristique reste toutefois marquée par une saisonnalité prononcée, concentrée principalement sur les périodes hivernale et estivale. Cette attractivité devrait encore s’accentuer avec le classement au patrimoine mondial de l’UNESCO du Pic du Midi de Bigorre. En outre, la voiture individuelle domine largement les déplacements, provoquant congestion, stationnement anarchique et difficultés d’accès pour les visiteurs sans voiture. L’offre de transports collectifs existe (liO, navettes de la CCHB) mais elle est insuffisante, mal interconnectée et souvent contraignante (réservation, horaires limités). Les mobilités actives sont sous-exploitées, principalement en raison d’un manque d’aménagements sécurisés. Le rapport propose un « bouquet » de mesures complémentaires : un réseau de navettes touristique mutualisé et étendu (dans le temps et l’espace), de meilleures correspondances trains/cars, le développement du covoiturage, et des mobilités actives ainsi qu’une politique de stationnement qui conjugue limitation, paiement et contrôle (avec réaffectation des recettes au financement des alternatives). Des préconisations spécifiques concernent les principaux pôles et sites touristiques de la CCHB (col du Tourmalet, Bagnères, Payolle, etc.)