Note de l'APCC – Mobilité : quand faire le choix de la voiture électrique ?
En tout premier lieu, il est bon de rappeler que tout véhicule a un impact, quelle que
soit sa motorisation. Selon Bloomberg New Energy Finance, 1.5 milliard de véhicules
particuliers circuleront sur la terre en 2039. Du fait de besoins supérieurs en certains
métaux pour la voiture électrique, la fabrication pourrait être limitée :
• soit par la volatilité des prix (si la demande excède l’offre des groupes miniers),
• soit par la disponibilité même de certains métaux dont les ressources connues ne
permettent pas un remplacement de chaque voiture thermique par une voiture
électrique.
C’est une limitation des voitures électriques qu’Aurélien Bigo résume ainsi dans sa
thèse : “l’avenir de la voiture est électrique, mais la voiture individuelle n’est pas l’avenir
de notre mobilité” (Article d’Aurélien Bigo, Bon Pote).
Ainsi, avant de remplacer un véhicule thermique par son équivalent électrique, il est
crucial de faire son diagnostic et s’interroger sur le besoin de mobilité, comme développé
dans la note de positionnement de l’APCC “L’impact environnemental de la mobilité”.
Une fois le diagnostic de l’existant établi et les leviers de démobilité explorés1, l’étape
suivante est de réduire l’énergie consommée et de privilégier les systèmes de transport
avec l’impact environnemental le plus faible, à savoir en premier lieu la marche à pied
et les mobilités actives/douces (non motorisées); puis les transports en commun ou les
mobilités partagées (covoiturage/autopartage) pour améliorer le taux de remplissage;
ou encore un mix de plusieurs de ces modes (intermodalité).
En revanche, si un véhicule dédié est le moyen qui correspond au besoin, alors une
motorisation 100% électrique permettra dans presque tous les cas d’usage de diminuer
l’impact de la mobilité par rapport à son équivalent thermique ou hybride2.

