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  1. Document Adobe Acrobat PDF Effet témoin et exemplarité

    En psychologie sociale, l’effet témoin décrit le phénomène où, face à une situation d’urgence, plus il y a de personnes présentes, moins chacune se sent personnellement responsable d’agir. Tout le monde attend que "quelqu’un d’autre" intervienne. Résultat : souvent, personne ne fait rien. Darley et Latané (1968) l’ont démontré : « Plus il y a de témoins, moins il y a d’aide. » Autrement dit, quand beaucoup de gens voient un problème, chacun se dit : « Quelqu’un d’autre va s’en occuper. » Et au final, personne ne fait rien. Dans un bureau, c’est exactement ce qui se passe quand : la lumière reste allumée dans une salle vide, le chauffage tourne à fond la fenêtre ouverte, les imprimantes crachent des pages oubliées. Tout le monde le voit… mais tout le monde attend que quelqu’un d’autre agisse. La bonne nouvelle ? Les études montrent qu’une seule personne qui passe à l’action, par exemple en éteignant les lumières ou en ouvrant la fenêtre plutôt que d’allumer la clim , peut déclencher un effet domino : les autres suivent, et bientôt, ces gestes deviennent la norme. L’exemplarité casse le cercle de l’inaction : un geste visible, et tout le monde s’y met. Et dans un moment où chaque geste compte pour économiser l’énergie et protéger notre planète, cette exemplarité est plus précieuse que jamais.
  2. Document Adobe Acrobat PDF L’appropriation au lieu

    En psychologie sociale, le concept d'appropriation au lieu est étroitement lié à la manière dont les individus développent un sentiment de propriété ou d'affiliation envers un espace physique ou symbolique. Ce sentiment d'appropriation peut influencer significativement le comportement, l'engagement et le bien-être des individus dans un environnement donné. L'appropriation au lieu dans le contexte du lieu de travail a une relation importante avec les écogestes, c'est-à-dire les actions et comportements quotidiens adoptés pour réduire l'impact environnemental. Lorsque les employés développent un sentiment d'appropriation pour leur espace de travail, ils sont souvent plus enclins à adopter et à promouvoir des pratiques écologiques.
  3. Document Adobe Acrobat PDF La théorie de l'autodétermination 2/2

    La semaine dernière, nous avons exploré les mécanismes à l’œuvre dans la théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory, SDT ; Deci & Ryan, 1985), et notamment comment agir sur la motivation des individus peut influencer leurs comportements. Aujourd’hui, nous vous proposons des ressources du @Cerema pour vous aider à impliquer et mobiliser vos collègues en faveur de comportements pro-environnementaux. Reprenons ensemble les différents leviers identifiés par la SDT : 🔹 Autonomie : Il s’agit de permettre aux agents de prendre des décisions, de se sentir acteurs de leurs actions – par exemple, dans la gestion de l’énergie. Quoi de plus efficace qu’un atelier "plan d’action", où chacun peut proposer librement des idées concrètes à mettre en œuvre dans son bâtiment ? Ce type d’atelier favorise l’écoute, la convivialité, le sentiment de liberté, et renforce l’attachement au lieu. 🔹 Compétence : Donner des repères clairs sur l’impact des actions permet aux agents de monter en compétence et de mieux comprendre leur environnement. L’incontournable grille de diagnostic en marchant est l’outil idéal pour cela. Ses atouts ? Développer des connaissances techniques, redécouvrir son espace de travail, identifier des leviers d’action, formuler des préconisations… et surtout, renforcer le sentiment d’efficacité personnelle. 🔹 Appartenance : Encourager une dynamique collective autour de la sobriété énergétique est essentiel. Créez un groupe de travail ou de discussion pour réfléchir aux actions à mettre en place, formez une équipe projet pour les piloter, ou une équipe relais pour diffuser et faire remonter les informations. Organisez également des temps conviviaux pour sensibiliser vos collègues dans une ambiance positive. Plus cette nouvelle norme sera visible, partagée et bien accueillie, plus il sera facile de mobiliser autour de la démarche.
  4. Document Adobe Acrobat PDF Dissonance cognitive comme un levier au changement

    La semaine dernière, nous avons abordé le biais cognitif qu’est la dissonance cognitive, en nous intéressant notamment au rôle qu’elle peut jouer comme frein au changement. Aujourd’hui, nous allons voir comment ce même biais peut, à l’inverse, être mobilisé pour favoriser l’adoption de comportements pro-environnementaux durables. Jean-Léon Beauvois, en collaboration avec Robert-Vincent Joule, s’est appuyé sur cette théorie pour développer une approche appliquée : la soumission librement consentie. Plutôt que de se limiter à décrire la dissonance cognitive, il l’utilise comme un véritable levier d’influence. Il montre que lorsqu’une personne agit librement (ou pense agir librement) elle est plus encline à ajuster ses attitudes en cohérence avec son comportement. Ce réalignement s’opère souvent de manière inconsciente et durable, car il permet de réduire l’écart perçu entre l’image que l’individu a de lui-même et l’action qu’il a réalisée. Autrement dit, pour préserver une certaine cohérence interne, la personne modifie ses convictions en fonction de ses actes. Beauvois fait ainsi de la dissonance cognitive un outil de transformation des comportements, en s’appuyant sur des techniques d’engagement progressif. Cette approche s’avère particulièrement efficace dans des domaines tels que l’éducation, la société ou encore la transition écologique, où elle permet d’encourager des changements profonds et durables. Si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez l’approfondir, je vous invite à lire “ Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens” écrit par Joule et Beauvois en 1987.
  5. Document Adobe Acrobat PDF La théorie de l'autodétermination 1/2

    La théorie de l'autodétermination (Deci & Ryan) peut être appliquée aux économies d’énergie dans les bâtiments de travail en favorisant une motivation intrinsèque des employés à adopter des comportements écoresponsables. Voici comment ses trois besoins psychologiques peuvent être liés à cette problématique : 🔹 Autonomie : Permettre aux agents de prendre des décisions sur la gestion de l’énergie (ex. : pouvoir régler l’éclairage et la température de leur espace, participer à des initiatives écologiques). Plus ils se sentent impliqués, plus ils adoptent des comportements durables. 🔹 Compétence : Donner aux agents des informations claires sur l’impact de leurs actions (ex. : affichage en temps réel de la consommation d’énergie, formations sur l’efficacité énergétique). Lorsqu’ils comprennent comment économiser l’énergie efficacement, ils sont plus enclins à le faire. 🔹 Appartenance : Encourager une culture collective de la sobriété énergétique (ex. : défis d’équipe, reconnaissance des efforts, engagement de la direction). Un sentiment de coopération et de valeurs partagées renforce l’adhésion aux pratiques écoresponsables. En vous appuyant sur ces principes, vous pourrez réduire les consommations d’énergie non seulement par des mesures techniques, mais aussi par un changement durable des comportements des occupants.
  6. Document Adobe Acrobat PDF La dissonance cognitive - Un frein au changement

    « La dissonance cognitive est un état de déséquilibre intérieur provoqué par la coexistence de cognitions (pensées, croyances, attitudes) incompatibles. » - Festinger Lorsqu’un individu agit en contradiction avec ses convictions ou ses valeurs, il ressent une gêne mentale qu’il cherche à réduire. Pour cela, il peut : changer son comportement, modifier ses croyances, ou rationaliser ses actions. Dans l’exemple de Paul dans la petite bande dessinée nous aurions trois possibilités : Changer son comportement : Garder sa canette jusqu'à trouver une poubelle de tri. Modifier ses croyances : Finalement je pense que le tri ce n’est pas spécialement important pour sauver la planète. Rationaliser ses actions : « Le tri sélectif est mal fait et de toute façon, ils rebrûlent tout » Plutôt que de modifier son comportement pour le rendre cohérent avec ses valeurs, Paul minimise l'impact de son geste ou remet en question l'efficacité du système. Cela freine l'adoption durable d’une bonne pratique de comportements pro environnementaux. La dissonance cognitive agit ici comme un frein psychologique à un comportement pourtant simple et à sa portée. Pour lever ce frein, il faudrait renforcer la confiance dans l’efficacité du tri, faciliter l’accès aux bons gestes (ex. : simplifier les consignes), et valoriser les efforts sans culpabilisation.
  7. Document Adobe Acrobat PDF Les émotions et les biais affectifs

    Les émotions jouent un rôle central dans les décisions et comportements des individus, y compris en matière d’économies d’énergie. Elles influencent la perception des enjeux environnementaux et l’engagement dans des actions durables. Les émotions sont un levier puissant pour encourager les économies d’énergie, mais leur utilisation doit être subtile. Une communication basée sur l’espoir, la fierté et le sentiment d’efficacité est plus efficace qu’une approche culpabilisante ou alarmiste seule. Pour favoriser le changement de comportement, il faut allier émotions positives + solutions concrètes + renforcement de l’auto-efficacité. (Green & Brock, 2000; Sheppard, 2012 ; Schneider et al. 2017: Slovic et al., 2007)
  8. Document Adobe Acrobat PDF La norme sociale

    "Le conformisme est un processus par lequel les croyances ou les comportements d'un individu sont influencés par ceux d'un groupe. Ce processus peut se manifester même en l'absence de pression directe et explicite du groupe, simplement en raison des normes implicites qui régissent les interactions sociales." - Asch, S. (1951). Cette citation met en lumière la façon dont les normes sociales peuvent influencer les individus de manière subtile mais puissante. Rendez saillant votre engagement dans la transition énergétique pour mobiliser vos agents !
  9. Document Adobe Acrobat PDF L'apprentissage social

    👬L'apprentissage social offre un cadre puissant pour influencer le changement de comportement en faveur des économies d'énergie. En utilisant des modèles positifs, des renforcements vicarieux, et des stratégies éducatives, il est possible de créer une culture de durabilité qui encourage les individus et les communautés à adopter des pratiques écoresponsables. Cette approche intégrée peut être particulièrement efficace lorsqu'elle est soutenue par des politiques publiques et des initiatives communautaires.