L’étude commandée par le PETR du PVS auprès du Cerema, vise à évaluer la qualité de l’air intérieur dans six établissements scolaires pilotes. Elle comprend un diagnostic initial des sources de pollution intérieure (telles que les produits d’entretien, le mobilier, les matériaux utilisés, le dioxyde de carbone), et extérieures : le radon. Le diagnostic s’intéresse également aux systèmes de renouvellement d’air sous deux aspects : la ventilation et l’aération. Des capteurs ont mesuré en continu le CO₂, le radon, la température et l’humidité relative de chacun des sites pilotes. Les résultats montrent des dysfonctionnements fréquents : • Une ventilation mécanique absente ou défaillante ; • Des débits d’air insuffisants, • Des entrées d’air et terminaux de ventilation encrassés, • Un détalonnage des portes non conforme, • Une gestion des produits d’entretien perfectible. Par ailleurs, les concentrations de CO₂ dépassent souvent les seuils recommandés, signalant un renouvellement d’air insuffisant. L’aération manuelle n’est pas systématiquement pratiquée. Le radon reste en deçà des seuils réglementaires dans 90% des cas. L'étude s’inscrivant dans une démarche d’amélioration continue de la QAI en milieu scolaire, recommande : • Un entretien et un rééquilibrage des systèmes de ventilation lorsqu’ils existent, • Une réduction de l’usage de produits d’entretien par des produits moins nocifs ; • La mise en place de protocoles d’aération renforcés ; • La sensibilisation régulière des usagers aux pratiques d’aération. • Travailler sur les consignes de températures du chauffage (par la régulation, le réglage de vannes thermostatiques), pendant les périodes hors occupation scolaire.