L’Assemblée départementale à Evry-Courcouronnes a réuni environ 150 participants de toutes structures (collectivités, associations, entreprises, services de l’Etat) à l’occasion du premier débat départemental d’Île-de-France

COP IdF | Lancement des débats départementaux en Essonne le 12 juillet 2024

Face au dérèglement climatique et dans la lignée de la COP francilienne lancée le 2 avril dernier, le Département de l'Essonne s’engage à son tour dans la planification écologique en organisant un débat départemental.

L’Essonne est à l’initiative du premier débat départemental en Île-de-France, réunissant les acteurs locaux de la transition écologique aux côtés des services de l’État et du département. En prolongement de la COP Île-de-France du 2 avril, ce rendez-vous, faisant suite à la phase de diagnostic régional, avait pour but d’identifier les leviers afin de territorialiser la planification écologique à l’aide de l’intelligence collective. La présence d'Alain Castanier, préfet délégué à l'égalité des chances de l'Essonne, et de Nicolas Méary, vice-président du département de l'Essonne en charge de la transition écologique, souligne l’urgence d’une action collective. Ce dernier a mis l’accent sur l’analyse des futurs climatiques de l’Essonne, qui laisse entrevoir des températures moyennes entre 14,5 °C et 15,5 °C, soit une augmentation de 3,3 °C à 4,3 °C à l'horizon 2100. Pour passer à l’action, il faudra inscrire des mesures concrètes dans la feuille de route qui sera prête à l’automne 2024, traitant à la fois de la préservation de la biodiversité et de la diminution de 55 % des émissions de GES d’ici 2030 en Île-de-France. Pour atteindre ce dernier objectif, le département de l’Essonne devra diminuer ses émissions de GES de 38 %.

 

Au moment de faire le bilan, les efforts de baisse des émissions de GES les plus importants à fournir concernent le secteur du bâtiment (résidentiel et tertiaire), qui représente 43 %, et celui du transport, 41 %, pour un territoire où 19 % des logements sont des « passoires thermiques » et dont les mobilités sont fortement dépendantes de la voiture individuelle pour 61 % des trajets domicile-travail. Dans ce cadre, les leviers de décarbonation du référentiel France Nation Verte ont été adaptés au territoire, mettant ainsi l’accent sur la rénovation énergétique du bâti, la décarbonation des mobilités et le développement des énergies renouvelables, qui représentent actuellement 6 % du mix énergétique. À cet effet, le département va constituer un syndicat mixte, « SEML Essonne Énergies », afin d’augmenter sa part d’énergies renouvelables de 6 % à 33 % d’ici 2030.

Autre enjeu important de la planification, la préservation de la biodiversité dans un territoire urbanisé à 26 % met en évidence la nécessité de conserver et de reconstituer des puits de carbone, ce qui sera un enjeu décisif pour parvenir à la trajectoire souhaitée par la planification écologique.

 

La matinée s’est poursuivie avec des ateliers invitant les 150 participants à travailler autour de quatre thématiques : amélioration énergétique des bâtiments, décarbonation des mobilités, accélération de la production d'énergies renouvelables sur le territoire et préservation de la biodiversité et des ressources de l'Essonne. Des leviers ont été identifiés au regard du diagnostic, une phase de prospection par questionnaire à destination des collectivités et des acteurs de la transition écologique. En Essonne, 26 réponses ont permis de classer les leviers d’action selon la nomenclature du Secrétariat Général à la Planification Écologique (SGPE), définissant le degré d’implication des collectivités pour les mettre en œuvre. Des propositions d’actions seront à développer et à soumettre avant octobre, conclut Nicolas Méary.

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